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BRIGITTE BREYTON

J’ai été fasciné par le travail gigantesque de Brigitte, alors je vous en parle un peu.

Mais surtout je vous encourage à aller le voir en vrai, c’est tellement admirable qu’il serait dommage que vous passiez à côté, et si vous habitez Gisors ou sa région, vous n’avez aucune excuse.  

Ci-dessous le texte de Brigitte avec son autorisation  

« Dix grandes toiles exposées à l’église de Gisors juillet/septembre 2016. Brigitte Breyton peintre. Une rosace de pierres est une corbeille d’étoiles.       Pour ce Grand Baz’Art 2016, j’ai eu le bonheur d’être invitée à réaliser un rêve, et de pouvoir l’exposer dans une église : peindre une fresque, de la hauteur et de la longueur d’un mur d’une vaste salle. En fait, ce sont dix toiles séparées et présentées suspendues deux par deux entre les colonnes de l’église. J’ai travaillé avec l’idée d’une vaste peinture murale car même si les toiles sont dispersées, elles sont un seul et unique tableau. Les lignes d’une toile à la suivante se prolongent ainsi que l’harmonie des couleurs. Les dix toiles, de 2m30 de hauteur et d’1m de large chacune, sont comme des pièces d’un puzzle qui demandent à être collées, côte à côte, sur un long mur de 10 m.   Pour exposer dans l’église de Gisors, j’ai choisi le thème du chemin de Compostelle que j’ai parcouru et qui a été et est toujours une source d’inspiration tout comme l’itinérance en haute montagne. Philosophie de vie : tout passe, tout change et chaque jour est une étape. Forcément en avançant sur le chemin, on s’élève, on dépose les conflits et les torpeurs. Aller de l’avant, être présent et ne pas se retourner. A travers ces toiles, j’ai souhaité exprimer cette philosophie : par la marche et le recueillement intérieur, en persévérant jour après jour, encore et encore, parvenir à ouvrir les yeux, à changer sa manière de voir, sa manière d’être et devenir libre. De façon symbolique, j’ai décliné tout le long de cette fresque, cette idée qu’une simple pierre peut retrouver, au plus profond de sa matière, sa propre étincelle. Cela paraît absurde, un caillou serait-il au fond une étoile emprisonnée ? J’aime cette idée. Dans certains pays, les montagnes sont sacrées déesses et c’est bien avec des pierres que les cathédrales sont élevées. La tête Jacquette est le sommet d’une montagne dans la région alpine du Queyras et le pèlerin nommé jacquet chemine vers Compostelle qui était anciennement surnommé le champ d’étoiles. Jeu de mots, jeu d’idées, jeu de formes, jeu de lignes, jeu de couleurs, un simple voyage à vivre toile après toile.   Je tiens à remercier Oana Amâricâi et Jean-Luc Bourdila, créateurs du festival, de  m’avoir donné cette possibilité de voyager pendant une année à travers ce projet.   Merci aux proches pour leur aide et leur écoute, tout le long de ce voyage.

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