Abattiale Saint Germer De Fly
France, Pays de Bray

ABBATIALE DE SAINT GERMER DE FLY

Germer et Drogon

Je ne vais pas vous conter son architecture et son passé, les historiens et spécialistes le feront bien mieux que moi. (Cf fin de page)   Ce que je peux vous dire c’est qu’elle en a vu depuis l’an 630: les Francs, les Vikings, les Normands, le roman, le gothique, le gothique flamboyant, la Révolution française et dernièrement plus de 300 pigeons, 10 ans de rénovations et le baptême de l’arrière petite fille de Jacqueline. C’est-elle Jacqueline, qui ouvre tous les matins, et, qui ferme tous les soirs l’abbatiale.   Jacqueline: « L’abbatiale, j’y ai été baptisée, j’y ai fait mon catéchisme, ma communion, je m’y suis mariée, mon mari y est enterré et j’y serais enterrée ». On ne lui souhaite pas à Jacqueline qui malgré ses 85 ans œuvre toujours pour l’abbatiale et pour les associations du village : bénévole et présidente des cheveux blancs depuis hier.  

Jacqueline « – mes enfants y ont été baptisés et mes petits-enfants aussi. Moi : « -Depuis quand ouvrez-vous, tous les jours, l’abbatiale ? Jacqueline : « -Si je m’en rappelais, je vous le dirais. Passant : « -Bonjour Jacqueline Jacqueline : « – Je suis connue ici, non pas que je vienne au café, mais j’y viens acheter mes journaux. gênée : Pourquoi vous avez voulu que l’on se rencontre au café ? Moi: « – Comme vous ne me connaissiez pas, j’ai pensé que vous auriez peur de me recevoir chez vous. Jacqueline: « -Ben non, tout le monde vient chez moi, certains pensent que j’ai tort, mais j’ai pas peur. Nous sommes tous les enfants du Bon Dieu. Jacqueline: « Si vous venez chez moi, je vous montrerai j’ai des papiers. Je pourrais vous montrer parce que … Elle me montre sa tête du bout des doigts Pendant qu’elle termine son thé, je fais un croquis, pas très réussi. Elle est belle Jacqueline.    

Moi: « -cela ne vous fatigue pas trop d’ouvrir et fermer l’abbatiale tous les jours ?

Jacqueline: « – Ho non ! je vais bien, vous savez. Et le maire il ne veut pas que j’arrête. Et le médecin il dit que sinon je vais déprimer. Jacqueline sort ses albums de souvenirs. Jacqueline: « – là c’est moi, bien sûr j’étais plus jeune.

– Regardez en 1952 j’ai été rosière j’avais 18 ans – Là on prépare le char pour la fête

– Et là …vous voyez tous ces jeunes, je peux pas me rappeler de tous.

-Les gens me connaissent, pensez, j’ai fait le critérium pendant 20 ans. Et aussi la fête de la rosière, tout ce bénévolat pendant des années. J’ai fait le catéchisme aussi. Alors, les jeunes, y me connaissent, mais moi je ne connais pas tout le monde. Hier à la poste y en a un qui m’a embrassé, mais moi s’il ne me dit pas son nom je ne peux pas le reconnaître.

Moi : « -Quel travail faisiez-vous ?

Jacqueline : «  – j’étais assistante maternelle, j’avais surtout des enfants de professeurs vous voyez, et aussi des enfants de la DASS.

–          Moi aussi j’ai été placée vous savez, à 12 ans. Mon père est mort j’avais … et puis ma mère est tombée malade. Alors qu’est-ce que l’on peut y faire, y faut bien manger. Tout d’un coup Jacqueline si joyeuse se rembrunit et ses yeux se mouillent.

Moi : « – ça n’est pas un bon souvenir Jacqueline « -ho, ils n’étaient pas gentils. Ils me faisaient travailler dur, du matin au soir juste pour ma nourriture. Je commençais à 6 heure et ensuite jusqu’au soir. De temps en temps, elle me donnait de vieux vêtements qui m’allaient pas. Pensez, j’avais 12 ans et elle c’était une adulte » Moi : « -ensuite vous avez eu du bonheur avec tout ce que vous avez entrepris.

Jacqueline « – Ho oui, j’ai été bénévole, vous savez.   Et moi j’ai pris rendez-vous avec Jacqueline, a la prochaine fête des Rosières de Saint Germer de Fly je serais là pour voir passer Jacqueline sur son char. 

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