Ma vie d’artiste

À 11 ans, je voulais être artiste peintre.  

À l’aube de mes 18 ans, au lieu de m’inscrire dans une école d’art, le permis de conduire en poche depuis seulement une semaine, avec des copains, J’ai traversé le Sahara en voiture. 

Devenue peintre, j’ai peu voyagé pendant une longue période la peinture suffisante pour m’emmener ailleurs.  

Il y a cinq ans, j’ai pris l’habitude de quitter la solitude de mon atelier picard, pour me promener à Paris j’avais besoin de marcher, d’écouter, de humer la ville.  

Je me suis mis à prendre des notes, des photos et à collecter. Une espèce de journal de bord. Paris, Manhattan, L’Irlande, puis d’autres endroits, ailleurs ou autour constituent ma palette d’inspiration.  

Le carnet de voyage m’a toujours emporté, et, même si j’ai toujours un carnet sur moi, je préfère m’exprimer sur de plus grands formats. « Je prends de la place » tout du moins j’ai besoin de place pour m’exprimer.   

 Aussi, mon travail est souvent composé de plusieurs points de vue, objets, ou personnages.  

La pluralité m’oblige à faire très attention à la composition. Aussi il n’y a pas de hasard, car les techniques de composition me passionnent.  J’ai pour ce faire, mis en place un procédé me permettant de composer, décomposer mes aquarelles.

25 janvier 2014

Aller chercher l’inspiration dans la rue … y collectionner des images, y faire des croquis : Un crayon un papier, c’est aussi le moyen de prendre son temps, de respirer l’ambiance, de mémoriser l’impression de l’instant, et de le partager avec les personnes rencontrés. Les gens réagissent différemment face aux carnétistes, alors qu’ils sont indisposés par l’appareil photo, ils deviennent curieux, souriants, parfois bavards avec le dessinateur. Les photographies, les croquis, les notes sont la mémoire, l’outil, le trait d’union entre la rue et l’atelier. Même si dans la solitude de celui-ci chaque promenade est repensé et re composé. Les endroits que j’ai peints hier sont différents aujourd’hui et encore modifiés demain, c’est une évidence. Le dessin devient, alors, un minuscule témoignage. Les choses bougent vite, de sorte que la quête d’inspiration est  à chaque déambulation renouvelée. Chaque promenade est unique. Mes aquarelles sont l’histoire de cette quête, balade d’une demi-journée ou chaque humeur du temps, offre un regard nouveau. Il n’est pas besoin, d’aller au bout du monde, pour ressentir l’émotion d’une rencontre et d’une lumière.