une nuit sur la Bourbon street
A l’heure où les ombre s’éteignent, les lumières de la bourbon Street s’allument.
Les reflets colorés s’étalent sur les pavés mouillés du quartier français : French quarter.
La pluie grésille sur les parapluies.
Sur le dos des musiciens défilent les basses et les guitares, pour prendre leur set dur les scènes des clubs.
Les touristes s’installent devant leurs beignets d’alligators. Ça sent l’huile chaude. Le goût du poulet épicé, piments fort, très fort, trop fort.
Les notes commencent à résonner.
Les costaux se plantent aux entrées.
Les enceintes dirigées vers l’extérieur fonctionnent.
Les notes de musiques essayant d’attraper les passants.
De néons en bordels et de fanfares en miroitement.
La rue déroule, s’écoulent, s’alerte et se réjoui.
Les musiciens font leur show derrière les vitrines, tournant le dos à la rue.
L’enfilade de clubs rend le choix difficile.
Revenant sur nos pas.
Une enseigne, une façade, une vitrine, au coin d’une rue m’attire plus que les autres.
Je ne saurais pas dire pourquoi exactement.
L’ambiance est aubergine, parme, prune, violet et ça swing.
Je tire mon mari par la manche.
Sous les lumières pourpre, le bruit assourdissant empêche toute communication avec la Barman.
Nous montrons nos bières du doigt
Sur la scène l’orchestre met le feu
Une femme jeune en casquette et en vêtement hip Hop, et une femme grande plus opulente, chevelure crépu, lunette de soleil et pantalon de cuir moulant.
Un duo contrasté, étonnant, attirant, attachant complètement captivant.
La mousse de nos bières gazouille en rythme dans nos gosiers.
La nuit avance en rythme.
Les pieds frappent la cadence, mais on ne les entend plus.
Les têtes dodelinent en rythme.
Subjugués sur nos tabourets de bar.
Les morceaux s’enchainent, tous aussi entrainant les uns que les autres.
Des Yeh fusent dans la salle.
Les touristes les uns après les autres sortent leur portable pour prendre des photos ou faire des vidéos.
La chanteuse secoue le sceau. Je me demande si le club les rémunère ou bien si ce sont nos pourboires.
Intimidé, malgré la chaleureuse ambiance, je me déplace jusqu’à la scène. Les paroles de la chanson deviennent « Where do you come From ? Paris ? VERY GOOD Everybody PARIS is here.
La salle applaudie
Je deviens certainement tout aussi écarlate que les spots.
Nous passons une seconde commande pour rester encore
Profitant de l’instant
Oubliant l’orage dehors
Espérant que la nuit s’éternise et stoppe l’arrivé de l’aube.
Il faudra absolument garder en nous le souvenir de cette soirée.
ROLLING ROLLING ROLLING ON THE RIVER
jazz new orléans – Patricia Allais Rabeux*











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Très joli texte qui nous embarque , esprit et cœur. Musique en prime et bien sûr, photos . Magique. Merci.
Je vous répond un peu tard, mais je souhaitais vous remercier pour ce jolie compliment. Artistiquement