TUTO en images de ma méthode de composition


les étapes de la mise en place de la composition
Pour commencer une composition, après avoir sélectionné mes images, je fais une impression en niveau de gris
Je découpe les impressions en retirant tous les éléments inutiles, inintéressants ou gênants. Et je les place sur une feuille de couleur.La feuille de couleur m’aide à voir les partie vide de la composition.
Le vide étant à mon avis aussi important que les pleins
Je manipules les images découpées jusqu’à ce que je soit satisfaite du résultat
les lignes de forces de la composition
J’utilise alors un papier calque. Je trace les lignes de contour importantes. En évitant de partir dans les détails de l’image.
Pour 2 raisons : la première est que si je dessine d’après les impressions, je me perds dans les détails beaucoup trop nombreux. La seconde: le papier calque me permets de faire des tests.
Je trouve ma composition beaucoup trop
chargée. J’ai une tendance à en faire toujours un peu trop, et je tente de soulager mes compositions.
Avec un feutre, je trace les lignes de forces de l’image.
Dans le cas présent je me rends compte que la lecture part dans tous les sens.
L’œil ne regarde pas une image dans son
ensemble, il fait un chemin en s’arrêtant sur les points importants. Cela va très vite et est inconscient. Mais ce parcours visuel est
systématique. S’il y en a trop de points importants ou au contraire s’il n’y en à pas, le regardeur ne sais pas quoi en faire, il est dérangé et il passe à autre chose.
Aussi c’est mon rôle de simplifier le parcours visuel, pour aider le spectateur. Je cherche donc une solution. Dans le cas présent, j’opte pour une composition en triangle dynamique. Pour se faire je vais utiliser l’étal, puis la vertical du personnage à droite ensuite je tenterai de faire redescendre les yeux grâce à une lumière.
Je choisi mon format en fonction de ma
composition. Je fais attention à la règle des 2/3 1/3 afin de placer le point d’intérêt principal sur l’un de ces croisements.
En l’occurrence pour cette composition il s’agit d’un ail violet qui sera plus grand, gros, que les autres placés sur l’étal.
Une fois la composition placée sur mon format. Je vérifie les vides. Ils sont un peu trop présents, aussi sur mon papier calque j’ajoute des personnages dans le fond. Lors de la mise en peinture, il faudra que je fasse
très attention a ce qu’ils ne prennent pas trop de place. En effet l’œil a tendance à s’attacher au vivant en tout premier lieu.
Mise en couleur
Après avoir réalisé une recherche de couleur sur une pochade. Je mets en couleur en commençant pour le point
d’accroche.
Petit à petit je construis mon aquarelle.
J’utilise souvent la méthode du glacis. En
superposant les couches d’aquarelles. Je prends le temps d’aller doucement.
Avant de terminer les personnages, et les vides. Je mets de la couleur sur les parasols. J’ai hésité entre rouge et orangé ocre. J’opte pour un rouge tirant sur le violet. Qui s’accorde avec les violets sur la partie basse de l’aquarelle.
En regardant de nouveaux mon projet (papier calque et découpage), je me rends compte que la lecture de la composition en triangle n’est pas claire. Cela arrive, le plaisir de peindre m’embarquant trop loin.
Je laisse donc l’aquarelle de côté, quelques
temps pour la réflexion.
Je réajuste ma composition en éclaircissant la lumière sur le vêtement du personnage de droite. Et en plaçant un glacis jaune sur la gauche













aquarelle « Ail violet » 40 x 40 ils viennent de Cadours
PAPIER utilisé pour la composition
J’utilise un papier aquarelle coton 180 grammes marouflé sur une toile coton (en
usine), que j’achète en rouleau. Une fois le papier mouillé je l’agrafe sur un châssis à
l’aide d’une pince à tendre et d’une agrafeuse électrique. Pour les très grands
formats, c’est un peu plus compliqué alors j’ajoute alors les muscles de mon époux, merci
à lui.
Je préfère acheter le papier en rouleau plutôt qu’en feuille car cela me laisse la liberté
du format.
Ce papier marouflé sur toile me permet de peindre de grandes aquarelles sans
risquer d’abîmer les œuvres lors des expositions et surtout des déplacements.
Il réagit très bien à toutes les techniques. Cependant, les retraits sont difficiles quoi-que réalisablent. Je fais donc en sorte de bien concerver les blancs avant de peindre.
Travaillant par fragment, mouillé sur sec et sec sur sec, cela ne me pose aucun
problème. N’étant pas une puriste, il m’arrive d’utiliser de l’acrylique blanche pour
réaliser des lumières.
PINCEAUX
Mes pinceaux, et bien j’en ai de trop, car j’utile toujours le même et lorsqu’il est trop
usé, c’est comme la perte d’un doudou … sourire.
PALETTE
Pour les couleurs ma palette est très riche, pas moins de 37 godets. Oui, oui je les
utilise toutes. Je sais que ce n’est pas nécessaire car je pourrais les fabriquer à partir des essentiels pour autant cela me facilite la vie. J’éprouve toujours autant de
plaisir lorsque j’ouvre ma boite de couleur, et, je ne vois pas pourquoi je devrais m’en
priver.
Je n’ai pas de marque de prédilection, pour autant j’ai mes petites couleurs chéries :
le jaune de Naples, l’ocre jaune, le vert olive, le bleu gris, le bleu outremer, le gris de
payne, le brun rouge. Si vous voulez tout savoir sur mes palettes j’ai réalisé un
article complet dans mes bavardages Mes palettes – Patricia Allais Rabeux.
En savoir plus sur Patricia Allais Rabeux
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